MES NOBLES PARENTS
Mes parents ont souffert le martyre avec moi Car je leur ai causé de vigoureux tracas. Mes crises très mystiques et très psychotiques Les ont rendu parfois marteau et hystériques.
Je les ai fait souffrir de par ma maladie : Et la paranoïa et la schizophrénie. Tous mes médicaments, tous mes internements Leur ont fait du souci et causé du tourment.
Si bien qu’ils ont vieilli sans jouir de la vie, Mais avec un fiston qui apporta angoisse. Ainsi, j’ai apporté, à mes parents, la poisse,
Et eux ont redoublé de devoirs familiaux, Et mes psys bien trop stricts, de devoir médicaux, Pour que je puisse enfin vivre une jolie vie.
Philippe David Assayah
MISÉRE
Mes parents ont souffert par ma faute et j’en souffre ;
Ils ont connu l’enfer sur cette triste terre
Et se sont enfoncés dans le nauséeux gouffre
Du manque et du besoin, de la vaste misère.
Ils n’ont que peu de temps pu connaître vraiment
Le bonheur et l’aisance, l’épanouissement,
L’impitoyable faux de la fatalité
Leur ayant, malgré eux, et malgré moi, causé
Une très lancinante et macabre tristesse.
Leurs vieux jours ont été composés de faiblesse,
De solitude et de précarité. La ruine
Les a touché de près et la très fine bruine
Du cancer et de la maladie d’Alzheimer
Les a enfin, hélas ! arrosé, pour tout plaire.
Philippe David Assayah
VASE CLOS
Mes parents et moi-même avons vécu en vase clos: Casaniers, sédentaires, dans un appartement Enfermés très souvent, sans amitiés sincères, Avec la solitude pour seul, unique lot.
J’ai vécu très longtemps tout auprès de ma mère, Ai dépendu longtemps de mon très sérieux père, Et leur foyer était un petit peu le mien. Ils on eu un sordide et tragique destin :
Ils ont beaucoup souffert, ont eu très peu d’amis, Ont été délaissés par leurs rares amis, Et ont été victimes d’injustice humaine.
De tous les Assayah, ma mère fut la reine, Mais sans couronne, hélas, car morte du Covid, Par une triste nuit, et macabre, et livide.
MON PÈRE
Mon père fut honnête et un grand travailleur: Il a longtemps gâté, oui, toute sa famille. Il avait de l'argent et s'est offert la vie Dont il rêvait plus jeune où il fut un mineur.
Sa copropriété à Cannes était très belle. Il aimait bien y vivre avec sa chère épouse. Il y avait jardin, fleurs, terrasse, pelouse,
Et de surcroit, piscine. Nous y mangions, heureux. Quelque invité parfois venait goûter, ravi, Au fin mets délicat de sa femme jolie.
L'épouse de Sydney était très accueillante. Mon père, quant à lui, dans sa vaste épouvante, Se retrouva ruiné, malade et malheureux.
LA DOUCEUR DE MA MÈRE
Ma mère est une fleur aux pétales légers Et qui s’épanouit au vent de la tendresse Et toute sa beauté n’est que délicatesse Et j’aime déposer de ravissants baisers
Sur sa très fraîche joue douce comme la soie. Ma mère met mon cœur en surpuissante joie Quand sur moi elle veille et j’aime sa douceur Qui mon âme illumine et irradie mon cœur
Heureux d’être rapté vers sa sainte innocence. Ma maman a pour moi une immense puissance : L’amour et la bonté, la générosité,
La sagesse suprême et la sacralité De sa douceur qui se cristallise en mon cœur Ravi d’être bercé par sa calme douceur.
MES PARENTS : BEREZINA
Mes parents sont partis pour le bleu firmament, Laissant exsangue et seul, moi-même, leur enfant. Ils sont dans l'au-delà, apprenant des leçons Du Seigneur Tout Puissant qui pour eux deux est bon.
Ils me manquent beaucoup. Je suis resté enfant Avec chacun des deux, et c'est vraiment navrant, Mais je n'arrive pas à défaire ce lien Qui est bien éternel, immortel et divin.
Mon père a trop vieilli dans sa triste vieillesse, Ayant beaucoup souffert, sombré dans la détresse. Il fut handicapé, mourant de solitude.
Ma mère fut malade de façon très grave, Souffrant de deux cancers, du Covid; ce fut rude. Et moi, sans mes parents, je souffre et puis j'en bave.
LA SAINTETE DES PARENTS
Ses parents, on ne les a qu’une seule fois
Dans sa vie, si bien qu’il faut leur rendre visite,
Car ils sont précieux autant qu’une pépite D’or. « HONORE TON PERE ET TA MERE » est la Loi
De Moïse et aussi de la très Sainte Bible.
Si bien que si l’on veut demeurer invincible,
Il faut leur rendre hommage. Parce qu’après leur mort,
L’on se sent bien trop triste, et l’on n’est plus trop fort.
Un père est un pilier, rassurant et solide :
Il apporte l’argent et la sécurité.
Une mère est un parfait trésor de bonté :
C’est elle qui apprend l’amour à ses enfants. Elle offre compassion, et douceur, et tendresse,
Nous revêtant de son duvet de gentillesse.
PHILIPPE DAVID ASSAYAH