La Télévision

     Je n'ai pas de télévision chez moi. C'est un choix personnel. J'estime, en effet, que la majorité des émissions est débile, futile et superficielle, quand ce n'est pas la violence ou la terreur ou les drames qui sont à l'ordre du jour. Si bien que, pour ne pas être parasité dans mon harmonie, je ne regarde jamais la télé. L'actualité, d'ailleurs, m'indiffère. Je ne vis pas dans le temps ni dans le monde: je vis dans l'éternité et je vis dans mon monde. Je trouve de plus que succomber à la télé est une forme d'avachissement propre à l'occidental capitaliste et cette paresse ne me concerne pas. En lieu et place de cela, j'occupe mes loisirs à composer de la poésie, à travailler littérairement, à écouter de la musique, à différentes activités purement contemplatives, comme aller me promener dehors, dans les parcs, dans les jardins, au bord du lac, et j'avoue alors que je préfère entendre le chant du vent ou celui des jolis moineaux aux bruits indésirables de la télévision. Je préfère la nature à la culture. Le silence au bruit. La douceur à la violence. La pureté à l'impureté. Et le réel au virtuel. La télé, c'est pour les gens qui s'ennuient et qui connaissent le désœuvrement. C'est un piège dans lequel je refuse de tomber. Certes, je ne suis pas moderne et je ne vis pas avec mon époque. Mais je m'en fiche: l'essentiel est que je vive en harmonie avec mes principes moraux.

    Lausanne, le mardi 31 janvier 2017

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Je n’ai pas de télévision chez moi : depuis des décennies. Je ne regarde jamais la télévision : c’est une occupation très
paresseuse de l’Occidental avachi qui n’a pas compris qu’il fallait agir dans la vie et qui vit le bonheur et les aventures par
procuration. C’est humain, mais « trop humain » comme dirait Friedrich Nietzche. La plupart des émissions sont débiles, les gens font de la publicité à tout crin, par esprit de lucre, pour vendre beaucoup et faire rentrer de l’argent (psychologie que je déteste qui est basée sur une forme d’ « opportunisme luciférien », les journaux télévisés ne nous annoncent que des drames, des catastrophes et des tragédies, rares sont les politiciens qui sont généreux et magnanimes et qui ont une éthique de fer, et plus rares encore sont les émissions culturelles de qualité. Si bien que mon occupation favorite est de me promener dans les parcs, d’écouter le chant des oiseaux, de regarder les enfants s’amuser et jouer, et d’écouter de la musique New Age chez moi. J’aime beaucoup les belles images, mais le virtuel ne vaut pas le réel : et la plus belle image à incruster dans son cœur est celle du beau visage ingénus et candide d’une jeune fille en fleurs qui a préservé l’intégralité de son innocence. En comparaison, les autres images trouvées à la télévision ou sur Internet, sont, toute proportion gardée, de « la souillure. » La vie vaut par son mystère, et le mystère, par le miracle. Pas par la télévision – sauf parfois, bien sûr – et surtout pas par la technologie moderne. Mais par la beauté de la nature et par la beauté des femmes.

PHILIPPE DAVID ASSAYAH